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Infos techniques pour la sauvegarde de vinyls ou bandes

Virginie, 5 juin 2008


Voici quelques notions techniques concernant des transferts effectués par vos soins pour nous envoyer des fichiers à restaurer / masteriser.

La première chose importante quand on sauve de vieux enregistrements, qu’ils soient rares ou simplement chers à son coeur, c’est de s’occuper de la chaine audio qui va faire ce travail. Hormis les différents éléments cités ci-après, pensez aussi à utiliser de bons cables pour relier ces appareils entre eux !

– Les vinyls :
En premier lieu, est-ce que votre platine vinyl est suffisament sérieuse pour ce travail ? Et le diamant, est-il en bon état ?
Peut-être avez-vous parmi vos amis quelqu’un qui pourrait vous preter une platine haut de gamme ?

En tous cas, vérifiez le bon réglage de la platine et son diamant. L’idéal étant d’avoir un disque de test vous permettant de régler au mieux l’appui et l’alignement du diamant.
Pensez au nettoyage des disques. Il existe nombre de produits et de techniques, mais souvent un coup de brosse antistatique suffit pour commencer.
Vous aurez peut-être besoin d’un poids pour peser sur un disque un peu voilé. A moins de disposer d’une platine à système d’aspiration du disque (comme sur notre Luxman PD300).

Luxman PD300

Ensuite arrive le préamp RIAA en sortie de la platine… c’est le premier maillon. C’est lui qui « décode » le son du vinyl pour en faire un niveau ligne acceptable par la suite. Sans aller jusqu’à choisir un appareil coûtant un fortune à lui tout seul, se munir au moins d’un excellent ampli hifi ayant un préamp phono reconnu.

En sortie du préap RIAA ou de l’ampli HiFi, il faudra cabler la carte son, le signal rentrant sur des entrées lignes (Line) et non micro, en jacks ou en RCA.

– Les cassettes :
Comme pour le vinyl, poser vous la question de savoir si votre platine cassette est de qualité suffisante, et si elle est en bon état. Nettoyez et démagnétisez les têtes de lecture.

Si les cassettes ont été stockés non rembobinées, avancez complètement puis rembobinez complètement pour assurer une bonne tension de la bande.

En sortie de platine cassette, nul besoin de quoique ce soit, on peut rentrer directement dans la carte son, ici aussi au niveau ligne.

– Les bandes :
Si vous disposez de bandes à sauvegarder, nous supposons que vous avez un magnéto à bande pour les lire, et que vous savez vous en servir.
Comme pour les platines cassettes, démagnétisez et nettoyez les têtes. Mais vérifiez aussi l’alignement. Une bande étalon peut être d’un grand secours.
Si vous ne disposez pas de magnéto, consultez nous pour le tranfert de ces bandes.

– La carte son :
La carte son est un élément très important ! surtout EVITER, que dis-je, FUIR les cartes sons intégrées aux ordinateurs, quelqu’ils soient ! Dans la mesure du possible, éviter les ordinateurs portables car dans certains cas, en plus de fournir du son, celui-ci peut être agrémenté de buzz et autres clicks dus aux alimentations à découpage (parfois, retirer la Terre grâce à un adaptateur sur la prise de courant peut sauver la situation).
L’idéal est une carte son relativement sérieuse et plutôt destinée au home studio voire studio plutôt que grand public. Peut importe la technologie (carte pci, usb ou firewire) si la carte choisie est reconnue dans le métier (qualité de son, de convertisseurs, mais aussi qualité/stabilité des drivers).

– Le soft d’acquisition :
A partir de là, on rentre dans un soft d’acquisition de son, il y en existe un grand nombre, du gratuit au très cher. Préférez quelque chose de simple, il s’agit là d’une simple acquisition 2 pistes (ou 1 piste stéréo), du moment qu’il permet l’enregistrement en 24bits (certains sont limités à 16b) ainsi qu’un échantillonage jusqu’à 96khz.
Si possible, faire l’acquisition brute en 96khz au lieu du traditionnel 44.1. Mais surtout faire l’aquisition en 24bits !!
Pourquoi ? en résumant :
L’archivage brut est destiné à un stockage pour de longue années. Préférez donc la devise « qui peut le plus peut le moins » ! En effet, peut-être un jour vous aurez envie de mettre ces enregistrement sur dvd audio 24b/96khz. La technologie évoluant, si vous avez acquis en 16b/44.1, vous vous en mordrez les doigts.
Pour le choix du 24 bits, c’est plus un choix technique en cas de traitements futurs sur les fichiers. Car la dynamique du vinyl rentre aisément dans les 144db possibles en 24bits… Par contre, des traitements sur le fichier en 24b donneront de meilleurs résultats que sur un fichier 16b.

Réglez vos niveaux d’entrée sur la carte son en laissant une bonne marge. En travaillant en 24bits, vous n’avez pas à vous soucier d’obtenir un niveau proche du 0dbfs. Ne prennez pas le risque d’une crête qui provoquerait une saturation numérique, ce qui ruinerait l’enregistrement et qui est en général irrécupérable.

Faites les acquisitions en laissant toujours de la matière sonore avant et après la musique. Ne cherchez pas à faire démarrer l’enregistrement du soft au moment même où la musique démarre, et ne stoppez pas à la dernière note. Ceci est important pour des traitements futurs et de toutes façons, il faudra retravailler les debuts et les fins dans le soft pour poser les index, donc pas la peine de prendre le risque de couper trop juste !
Au prix où sont les disques durs, ne lésignez pas !

Une fois que vous aurez fait l’acquisition les enregistrements, exportez les fichiers en les nommant clairement.

Dans le cas d’une face de vinyl ou de cassette, laissez le fichier complet, même si c’est un peu lourd. Si vous décidez de découper suivant les titres, n’oubliez pas de laisser de la marge avant et après le titre. Ne coupez pas en cas d’enregistrements en public ou en cas d’enchainement de deux titres.

– données techniques :
Les titres doivent donc être idéalement fournis sous forme de fichiers *.wav ou *.aiff 24bits/96 k, sur DVD, CD ou disque dur, ou éventuellement sur serveur FTP.
Ils peuvent être fournis sous forme d’un CD audio 16b/44.1k le cas échéant, si vous avez acquis en 16bits. Mais si vous avez acquis en 24bits, évitez ABSOLUMENT d’exporter vos titres en 16bits ! Vous appliqueriez alors un Dithering (souvent réglé par défaut dans votre logiciel), ou pire, une simple troncature du signal ! Le Dithering est une action qui doit être effectuée en DERNIER, après le tout dernier traitement et avant de graver un cd master.

– masters :
Les masters sont fournis sur CD, sous forme d’un CD Audio 16b/44.1k, ou / et sur DVD Audio 24b/96khz, ainsi que par upload sur un serveur. Si ces enregistrements sont destinés à être pressés, le master peut être directement envoyé à l’usine de pressage par nos soins. Une copie de référence vous est alors fournie.

– paiement :
Un accompte de 50% est nécessaire à la commande.
Le paiement peut se faire de diverses manières habituelles (chèque, virement) mais aussi par Paypal.
Tarifs sur devis suivant le nombre de titres et après écoute pour juger du travail à effectuer.
Un extrait d’essai gratuit peut être effectué pour toute demande de devis.

– délais :
le délai habituel est d’une semaine après réception des titres. Toutefois, en cas d’urgence, tout sera mis en oeuvre pour rendre le master au plus vite.

– divers :
Conservez toujours une sauvegarde des fichiers que vous nous envoyez !



(merci de respecter notre travail en évitant un copié-collé de ce texte pour votre utilisation, ou indiquez vos sources)

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